surles tracedejuliet-2
- « J’aime de plus en plus intérieur et langue fantôme, et commence à voir le personnage de Charlotte Salomon. Il me semble que je sors de l’impasse (…) Richard Millet, Intérieur et Langue fantôme Journal T.5, 14 janvier 2012
- « Une heure de travail par jour, voilà tout ce que l’on m’autorise pour les semaines à venir, et comme je l’ai économisée ce matin, je puis en disposer en partie en maintenant. D’au- tant que L. est sorti et que je suis très en retard sur mon mois de janvier. Je note toutefois que cette rédaction de mon journal ne compte pas pour un véritable travail, d’autant que je viens tout juste de relire le cahier de l’année passée et que je suis frappée par son ga- lop saccadé (…). Seulement si je n’écrivais pas cela à un rythme plus accéléré que la plus rapide des machines à écrire, et si je m’arrétais pour réfléchir, rien de tout cela ne serait jamais écrit. (…) Mais assez écrit pour ce soir (un quart d’heure à ce que je vois). » Virginia Woolf, Journal d’un écrivain, 20 janvier 1919.
- « Troisième visite à Jean Reversy, l’auteur du Passage. Nous restons face à face à nous regarder sans piper mot. impos- sible de rien lui faire dire sur les difficultés qu’il rencontre à écrire. » Charles Juliet, Ténèbres en terre froide, Journal 1 (1957-1964), 20 février 1958
- « Rien n’est plus torturant que d’avoir besoin d’écrire, et de ne pouvoir tracer la moindre phrase. » Charles Juliet, Ténèbres en terre froide, Journal 1 (1957-1964), 10 février 1957
- « Sentiment d’être dans l’attente. Effort aussi pour laisser une trace sur le papier. L’anéantissement gagne sur moi. Une trop grande fatigue ou un désir d’être fatiguée? Ce ma- tin je ne me sens pas libre. » Raphaële George, Je suis le monde qui me blesse, journal intégral (1976-1985)
- « Je n’ai pas pu aller plus loin qu’une page d’écriture. C’est maigre. Ce que j’écris sans doute m’effraie par tant de diffi- cultés. J’éprouve une sensation d’insatisfaction, de sclérose. » Raphaële George, Je suis le monde qui me blesse, journal intégral (1976-1985), janvier-février 1979
- « Plus s’affinent mes perceptions de ce qui s’active en moi, et plus les mots me paraissent inaptes à rendre ce que j’ai à exprimer.» Charles Juliet – Journal III
- « Plus s’affinent mes perceptions de ce qui s’active en moi, et plus les mots me paraissent inaptes à rendre ce que j’ai à exprimer.» Charles Juliet – Journal III







